La ville de Jérusalem a 1000 visages et autant de façons de la découvrir! Pour ce nouvel épisode “d’Israël plus proche de vous”, l’équipe de Jeremiah Tours s’est intéressée à la cité au temps du premier Temple. L’occasion de s’immerger dans les récits bibliques et de porter un nouveau regard sur la ville sainte.
Un nom et de multiples explications
La ville fascine depuis plus de 3000 ans et continue encore aujourd’hui à écrire son histoire. Comme il est écrit dans le Talmud:
” Dix mesures de beauté descendirent sur le monde, Jérusalem en prit neuf et le reste du monde une”.
Jérusalem est appelée en hébreu Yeroushalayim: la ville de paix. Une interprétation juste mais incomplète car elle ne prend pas en compte la dualité indiquée par le suffixe: ayim (par deux en hébreu). Une dimension que l’on retrouve dans la Jérusalem Céleste et Terrestre mentionnée dans le Livre de l’Apocalypse:
“La Cité sainte descendue de chez Dieu “ ((Ap 21)
Jérusalem antique, quatre siècles d’histoire, du Roi David au Roi Ezéchias
Pour mieux imaginer à quoi ressemblait la Jérusalem des temps bibliques, il faut remonter jusqu’en l’an 1000 avant notre ère. David qui règne déjà depuis 7 ans sur la tribu de Juda à Hébron s’empare de la ville (alors aux mains des Jébuséens) pour en faire la capitale du royaume d’Israël “La Cité de David” et y transporter l’Arche d’Alliance.
Lui succède son fils Salomon, le roi bâtisseur qui se chargera de fortifier la cité et d’y ériger un Temple au sommet du Mont Moriah. La tradition attribue également à Salomon la rédaction des Proverbes, du Cantique des cantiques et de l’Ecclésiaste.
Il faudra ensuite attendre l’avènement du roi Ezéchias pour que soient édifiées les fameuses murailles. Celles-ci seront finalement détruites par les troupes du conquérant babylonien Nabuchodonosor II en -586.
Plus de 4 siècles d’histoire, dont certains vestiges sont encore visibles aujourd’hui!
“Souviens-toi de ce mont Sion où tu fixas ta résidence!”Psaume 74
Si Jérusalem est mentionné 660 fois dans l’Ancien Testament, le terme Sion revient également régulièrement pour décrire la Cité de David.
Selon les récits bibliques, c’est sur le Mont Sion que les Jébuséens bâtirent leur forteresse. Lieu conquis par le Roi David pour finalement devenir le noyau originel de la ville.
“David s’empara néanmoins de la forteresse de Sion, c’est-à-dire la ville de David. » Samuel 5.7
Au fil du temps, le terme fut employé pour désigner la ville de Jérusalem, le pays de Juda puis le peuple d’Israël dans son ensemble en tant que peuple de D-ieu.
Dans la Nouvelle Alliance, Sion devient le royaume spirituel de l’Eternel, en référence à Jérusalem Céleste:
“Alors je vis l’Agneau qui se tenait debout sur le mont Sion, et avec lui, les cent quarante-quatre mille qui portent son nom et le nom de son Père inscrits sur leur front.” Apocalypse 14.1
Dans l’Evangile de Pierre, Jésus est quant à lui, la pierre angulaire de Sion:
“Je mets dans Sion une pierre angulaire, choisie, précieuse. Celui qui croit en elle n’en aura jamais honte. ” (1 Pierre 2.6)
La ville sainte de Jérusalem comme demeure de l’Eternel, un lieu spirituel où les fils et filles de Dieu vivront dans leur éternité.